
Burkina Faso • E-Gouvernance
Numériser les services publics sans les sécuriser, c'est exposer les données des citoyens et la continuité de l'État. Le Burkina Faso l'a compris : l'ANSSI-BF a cartographié 1 460 plateformes publiques, audité 205 portails actifs par des tests d'intrusion et accompagné 28 organismes dans le durcissement de leurs infrastructures. Derrière ces chiffres, un changement de doctrine : la « sécurité by design » devient une exigence à chaque étape, de la conception à l'exploitation. Pour les États africains, l'enjeu est clair : protéger les registres d'état civil, les données fiscales et médicales, et préserver leur souveraineté numérique. Découvrez dans notre carrousel le bilan de cette campagne, la méthodologie de remédiation et les leçons pour la sous-région.
RÉGULATION & SOUVERAINETÉ
Cartographie, audits de vulnérabilité et accompagnement institutionnel : le plan d'action de l'ANSSI-BF pour protéger l'administration.
Plateformes cartographiées
Recensement exhaustif de l'ensemble du patrimoine numérique de l'État pour identifier la surface d'attaque.
Plateformes auditées
Tests d'intrusion (pentests) et évacuations des failles critiques sur les portails publics actifs.
Organismes accompagnés
Prise en charge directe des institutions pour le durcissement technique de leurs infrastructures.
Numériser les services publics sans audit préalable expose les administrations à des risques massifs de fuites de données citoyennes et de sabotage des services régaliens.
La sécurité n'est plus une option ajoutée après coup, mais une exigence obligatoire intégrée à chaque étape : conception, développement, mise en ligne et exploitation.
Inventorier l'intégralité des sous-domaines, API et bases de données exposés sur internet.
Tester régulièrement la résistance des portails avant et après leur déploiement.
Appliquer sans délai les patchs de sécurité et isoler les systèmes obsolètes non conformes.
L'action de l'ANSSI-BF démontre la nécessité pour chaque pays de disposer d'une autorité nationale dotée de pouvoirs de contrôle réels sur les systèmes d'information publics.
La centralisation des audits permet de réduire considérablement les coûts d'évaluation et d'uniformiser le niveau de sécurité à l'échelle de tous les ministères.
« La confiance numérique dans l'administration publique ne se décrète pas : elle se valide par des audits rigoureux, continus et sans concession. »
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